André HAMBOURG (1909-1999)

Peintre, graveur, dessinateur, lithographe, décorateur, mosaïste, André HAMBOURG était un artiste aux multiples facettes, curieux de toutes les techniques de l’art pictural et plastique. Découvrez la vie de cet artiste incroyable ...


André Joseph Élie HAMBOURG nait à Paris le 04 mai 1909. Dès son plus jeune âge, il impressionne ses professeurs par ses croquis. Ses premières aquarelles représentant le jardin du Luxembourg, des scènes familiales ou des natures mortes. Ses parents l'envoient en Allemagne où il s'essaie à la peinture à l'huile. À son retour en France, il intègre l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs où il devient l'élève du sculpteur Niclausse. En 1927, il entre aux Beaux-Arts en section peinture dans l'atelier de Lucien Simon.

Ci-dessus : La conversation, 1929 - Femme à l'ananas, 1931 - Femme au Miroir, 1932 - Civilisation, 1937 - Jours de fêtes sur le vieux bassin à Honfleur, 1970 - Les voiles rentrent, 1973 - Englesqueville, 1987.


Si les couleurs de ses premières toiles sont très sombres, presque austères et empreintes de violence, des personnages apparaissent progressivement dans ses toiles jusqu'à en devenir le sujet central. Dès 1929, il participe à de nombreux salons parisiens comme le salon des Tuileries, le salon des artistes indépendants ou le salon d'automne.

En 1933, il se rend en Algérie muni d'une bourse de 24 000 francs et découvre la beauté des paysages d'Afrique du Nord et ses scènes de genre pleines d'empathie mais sans complaisance sont vite remarquées. En juin 1940, il obtient le prix de l'Afrique occidentale française. Mobilisé au cours de la Seconde Guerre Mondiale au Maroc, il est démobilisé en août 1940 mais reste à Casablanca, puis à Oran en 1942 où il rejoint la Résistance. Nommé correspondant de guerre en janvier 1945, il rejoint la 1re Armée en Alsace. Il participe à la libération de Karlsuhe et du camp de concentration de Vaihingen. Il continuera de dessiner et de peindre tout au long de la guerre. En 1945, il regagne son atelier de la rue Boissonade à Paris mais reste obsédé par les horreurs de la guerre, et sa peinture retrouve la noirceur de ses débuts.


En 1946, il rejoint Saint-Rémy-de-Provence et rachète le champ d'oliviers peint en 1889 par Van Gogh. En 1947 et 1948, l'état-major de la Marine l'invite à bord du Richelieu. Ses toiles dépeignent alors la vie et les activités de l'équipage. Il devient peintre officiel de la Marine. Il décide alors de s'installer à Honfleur et dessine des paysages normands au pastel et retrouve peu à peu l'harmonie des tons.


C'est finalement sa rencontre avec sa femme, Nicole Rachet, qui lui permettront de renouer avec la joie et de trouver une forme d'apaisement. Ainsi, il représente souvent sa femme dans différents portraits pleins de charme. Mais aussi sa femme et son fils dans des scènes à caractère familial et intimiste comme dans Dimanche à la grande Cour.

Ci-dessous : Portrait de Nicole, 1949 et Portrait de Nicole, 1950 Dimanche à la grande Cour, 1958 (visible au Musée Eugène Boudin à Honfleur)

Plusieurs compagnies maritimes font appel à lui pour décorer, leurs paquebots. Il peint aussi fréquemment les plages de Deauville et Trouville. En 1957, il découvre Venise et cette ville va devenir pour lui un sujet d'inspiration intarissable.


À Venise comme en Normandie ou encore en Afrique, sa palette s'adapte à la profusion des couleurs qui se révèlent à lui. Il peindra jusqu'à la fin de sa vie en 1999.




Pour en savoir plus, nous vous invitons :


à consulter le formidable site réalisé par l'Association des Amis d'André Hambourg : www.hambourg.com



à visiter absolument :

- le Musée André Hambourg, Espace central des Franciscaines, à Deauville invite à découvrir la vie et l’œuvre de cet artiste qui a adopté la Normandie comme lieu d’inspiration. Le parcours inaugural, chronologique et thématique, présente une centaine d'œuvres (peintures, dessins, photographies de la collection Hambourg).


- la Salle Hambourg-Rachet, du Musée Eugène Boudin à Honfleur restitue l'esprit d'une famille à travers trois générations d'amateurs et d'artistes. On y trouve ainsi des dessins de Boudin, des peintures de Dubourg, Cals, Saint-Delis, Gernez, Carrière, Gen-Paul et de nombreuses oeuvres normandes d'André Hambourg (1909-1999), ainsi que des peintures témoignant de ses voyages autour du monde.