FURCY DE LAVAULT (1847-1915)


Issu d'un milieu modeste, Albert Tibulle aurait dû être peintre en bâtiment. Victime d'une intoxication au plomb due à l'utilisation de blanc de céruse, il se tourne finalement vers la peinture de chevalet. Les hasards de la vie font parfois bien les choses...


Découvrez cet artiste qui donne vie à travers ses toiles aux plus belles fleurs, aux fruits les plus gourmands...

Albert Tibulle-Marie FURCY DE LAVAULT naît à Saint-Genis-de-Saintonge le 4 mars 1847. Son père Charles-Eugène Delavault est un ferblantier, à peine âgé de 26 ans, sa mère lingère a le même âge. Si Albert naît dans un milieu modeste, il semble toutefois que la famille De Lavault - dont une branche s'est installée à Aunis à partir du XIIIème siècle - soit pourtant à rattacher à la noblesse poitevine.


Le jeune Albert découvre le dessin au collège de Saintes en Charente et débute une carrière de peintre en bâtiment avant d'être victime d'une intoxication au plomb due à l'utilisation du blanc de céruse. Agé de 17 ans et atteint de saturnisme, Albert Tibulle se tourne alors vers la peinture de chevalet. Une certain Savarin, peintre bordelais, aurait été son premier maître. Il épouse le 7 juillet 1868 à Jonzac, Marie-Louise-Chloé Bardet. Il est alors précisé sur son acte de mariage qu'il exerce la profession de peintre-décorateur.


Albert Furcy de Lavault affirme avoir débuté comme portraitiste, probablement influencé par les grands noms de l'époque comme Léon Bonnat ou Carolus-Durand. Son fils Gaston, jouera d'ailleurs régulièrement les modèles.


Portrait de Gaston Furcy de Lavault à 22 ans - La Rochelle



Avant 1880, Albert Furcy de Lauvault expose aussi de nombreux paysages, touché par les réalisations de peintres comme Corot et Daubigny.


Ci-dessous : "Moutons au pré" - "Port de La Rochelle" - "Bord d’un étang au crépuscule"



C'est à partir de 1879-80, qu'il trouve enfin sa voie et parvient réellement à se démarquer comme peintre de fleurs. Ils sont pourtant nombreux les peintres fleuristes à l'époque comme Cauchois, Jeannin, Cesbron, Biva... Mais Albert-Tibulle a un véritable talent pour représenter les couleurs chatoyantes des bouquets, ces natures mortes sont généreuses, ses coupes débordantes de fruits. En 1881, le Musée des Beaux-Arts de Pau fait ainsi l'acquisition de ses "Grenades et Chrysanthèmes" et en 1888, il obtient une mention honorable pour "Fleurs et Fruits" exposé cette année là.


Ci-dessous : "Pêches, raisins et panier de fleurs - "Bouquet de roses" - "Nature morte aux fleurs et à la grenade"



Sa notoriété grandit et il multiplie les toiles. Tout au long de sa carrière, il participe à divers salons et expositions. Dès 1874, il participe au Salon de Bordeaux et lui restera fidèle jusqu'en 1885. En 1880, il s'expose au fameux Salon de Paris et au Salon de Pau. En 1882, au Salon de Lyon. En parallèle, il participe à de nombreuses expositions à Saintes, Angoulême, Nantes, Rochefort ou encore La Rochelle.


En 1882, Furcy de Lavault est nommé conservateur du Musée de La Rochelle. Fonction qu'il occupe donc en parallèle de ses activités de peintre et occasionnellement de professeur de dessin. En 1912, il se retire de ses occupations publiques et s'installe au château de Callières à Clérac, auprès de son fils Gaston. Il s'éteint le 13 février 1915.


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