Maurice EHLINGER (1896-1981)

Né en 1896, Maurice EHLINGER a très tôt la conviction qu'il sera un artiste. Son oeuvre impressionne son maître F.Flameng dès ses débuts à Paris. Artiste complet, il réalisera de nombreux portraits, des nus mais s'essaiera également aux paysages, aux natures mortes.. Découvrez la vie fascinante de Maurice EHLINGER...




« Ce qui a décidé de ma vocation ? Un catalogue illustré de l’exposition de 1900 !


J’avais tout juste quatre ans. Je me suis dit : « Moi aussi, je ferai des tableaux ! ».


Je dessinais beaucoup et je m’échappais dans la nature où je m’intéressais à tout.


Il m’est arrivé souvent de faire l’école buissonnière, emportant avec moi du papier et des couleurs. »





Maurice EHLINGER naît le 25 septembre 1896 à Champagney en Haute-Saône, d'un père alsacien et d'une mère comtoise. Comme il le dit lui même, il est très tôt attiré par le dessin. Grâce au concours d'un ami de la famille, peintre-décorateur et à l'appui d'un oncle, curé, il intègre l'école des Beaux-Arts de Nancy.


Malheureusement, la 1ère Guerre Mondiale éclate et Maurice est incorporé en 1916. Les combats font rage et il échappe de peu à la mort, il ne sera démobilisé qu'en 1919. A son retour, il monte à Paris et intègre l'Ecole supérieure des Beaux Arts où il devient l'élève du fameux François Flameng. Le maître est impressionné par les oeuvres de son élève. « Celui-là vous dépassera tous » aurait-il dit à ses élèves.


Suite au décès de son père, Maurice est obligé de subvenir à ses propres besoins. Il devient alors professeur de dessin dans un cours du soir, ce qui lui laisse le temps de peindre et lui permet de faire l'acquisition un atelier.


Portrait d'Ariane Ackerman (1930) - Paysage du Sundgau (1972) - Parc de la Clairie enneigé (1980) - Le modèle endormi (1957) - Ginette au turban (1951) - Bouquet Champêtre (1981).


Il peint beaucoup de portraits, de paysages mais aussi des nus, aux corps parfaits et aux poses alanguies. Les expositions et les concours se succèdent. Il expose au Salon des artistes français dès 1922 et y obtient en 1928 une mention honorable. On apprécie son trait précis, sa palette de couleurs chatoyantes et la lumière irisée de ses toiles.



Artiste complet, il sera sollicité jusqu'à la veille de sa mort en juillet 1981 et sa dernière oeuvre, un bouquet, restera inachevé et pourtant annoté de sa main :


" De mon labeur, Beauté et Vérité seront ! ".


Bouquet inachevé (1981)