DIAZ DE LA PENA Narcisse (1807-1876) "Marie-Madeleine lisant"
Huile sur cuivre, panneau à deux abattants refermables
Dimensions du panneau : 40,5 x 32 cm

Dimensions du triptyque ouvert : 73 x 45 cm
Expertise René Millet

 

Artiste exposé au musée d'Art de Dallas (USA) et en France, à Paris, au musée du Louvre, au musée d'Orsay et au musée des Beaux Arts et d'Archéologie de Roanne.

DIAZ DE LA PENA Narcisse "Marie-Madeleine lisant"

6 500,00 €Prix
  • DIAZ DE LA PENA Narcisse (1807-1876)

    Narcisse Virgilio DIAZ DE LA PENA est le fils de Thomas Diaz de la Peña, bourgeois de Salamanque (Espagne) et opposant politique de Joseph Bonaparte qui fut obligé de fuir avec son épouse Maria Manuela Belasco enceinte, pour se cacher à Bordeaux, où naît Narcisse le 20 Août 1807. Ils quittent la France pour l'Angleterre où Thomas meurt en 1811. Ils reviennent alors vivre en France, et la mère de Narcisse subvient à leurs besoins en enseignant les langues à Montpellier, Lyon, à Sèvres et Paris. Elle meurt d'épuisement à Paris en 1817. Narcisse, orphelin, sera donc élevé par un pasteur protestant dans la banlieue parisienne. Cette même année, il perd une jambe suite à la morsure d'une vipère. Ces épreuves successives marqueront profondément Narcisse.

    Toutefois, à partir de 1822, il intègre la manufacture de porcelaine Arsène Gillet où il est apprenti peintre. Il s'initie à l'emploi des couleurs et fait alors la connaissance de peintres comme Jules Dupré, Raffet, Cabat ou encore Troyon qu'il accompagne dans leurs séances de peinture en plein air.Autodidacte, il essaie dans un premier temps de peindre les environs immédiats de Paris avant d'étudier au Louvre les luministes tels que Corrège, Rembrandt ou Prud'hon. Dès sa première apparition au salon, en 1831, il connaît un vif succès, grâce à ses scènes galantes pleines de fantaisie, où la nature est une véritable toile de fond pour y introduire des figures allégoriques, mythologiques ou proches du réel.

    Malgré le succès de ses nymphes, il est vite attiré par le paysage. Son infirmité ne permet toutefois pas au paysagiste de vivre l'aventure des voyages, comme beaucoup d'artistes de son temps.En 1837 cependant, Diaz de la Pena découvre avec enchantement Barbizon et la forêt de Fontainebleau. Très vite, il s'y installe et y retrouve ses amis : Jules Dupré, Constant Troyon, Camille Corot. Pour tous ces peintres -qu'on regroupe sous le nom d'école de Barbizon -, la forêt de Fontainebleau est un véritable atelier grandeur nature. Diaz de la Pena excelle à saisir, par une touche papillotante et l'emploi de couleurs à l'état pur, les effets de lumière dans les feuillages et les sous-bois.

    A partir de 1848, il expose moins, il a déjà tant de commandes à honorer pour satisfaire ses collectionneurs ! Son style coloré, tantôt romantique, allégorique et orientalisant, ou tantôt barbizonnien, par lequel « Diaz joue un rôle dans la formation de l'impressionnisme » séduit beaucoup. Figure de l'auberge Ganne, grand causeur et généreux, il fréquente également Théodore Rousseau et Jean-François Millet et leur apporte son soutien financier et moral. Comme de nombreux artistes et écrivains de son époque, Diaz de la Pena est fasciné par l’Orient et s'essaiera également à l'orientalisme, avec des scènes du quotidien, des portraits de femmes, des scènes de harem.

    À partir de 1862 il séjourne régulièrement sur la côte normande, en particulier à Étretat et peint également plusieurs marines aux côtés de son ami Gustave Courbet.Aux Salons, il reçoit régulièrement des récompenses et on le considère comme un "charmant coloriste". C’est cette qualité que Vincent van Gogh, son fervent admirateur appréciait le plus en lui.

    Malgré ses nombreux amis impressionnistes, il ne figure pas à la première exposition impressionniste de 1874, peut-être à cause de sa maladie, une « bronchite chronique », sans doute la tuberculose, qui l’emportera deux ans plus tard, le 18 novembre 1876 à Menton. Certains biographes affirment pourtant qu'il est mort d'une seconde piqûre de vipère. Son marchand de couleurs attitré est H. Vieille au no 35 rue Laval à Paris. Sa maison à Barbizon est située au no 28 de la Grande Rue.