DOMERGUE Jean-Gabriel (1889-1962) "Portrait de jeune femme"
Huile sur toile, signée en bas à gauche.

S'agirait-il ici d'un portrait de la célèbre courtisane de la Belle Epoque, Liane de Pougy ?
Dimensions de la toile : 33 x 41 cm

Dimensions du cadre : 35 x 43 cm
Expertise commissaire priseur

 

A noter au dos de l'œuvre étiquette mentionnant la participation au Salon de l'Ecole Française.

 

Artiste exposé au Musée des Beaux Arts de Bordeaux, au Musée de la vénerie de Senlis, au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, au Musée Alfred Danicourt de Péronne et à la Villa Domergue à Cannes.
 

DOMERGUE Jean-Gabriel "Portrait de jeune femme"

12 000,00 €Prix
  • DOMERGUE Jean- Gabriel (1889-1962)

    Né à Bordeaux, le 4 mars  1889, Jean-Gabriel Domergue baigne, dès sa petite enfance, dans le monde de l’art, grâce à son père, alors critique d’art reconnu. Passionnée de dessin, c'est cette culture qui le pousse à s’intéresser à la gravure, la peinture et la mode. Il étudie aux Beaux-Arts de Paris et expose, dès 1906, au Salon des artistes français. 

     

    Lauréat du prix de Rome en 1911, il y rencontre sa femme Odette Maugendre, sculptrice, avec qui il se marie en 1918. les deux artistes enrichissent mutuellement leurs processus créatifs et éclectiques. Ils oeuvreront par exemple de concert, pour créer ensemble à Cannes une villa dédiée à l'art décoratif, lieu théâtral où seront données des fêtes somptueuses. Jean Gabriel Domergue vit d'ailleurs une existence mondaine, ponctuée de fêtes et de rencontres, qui lui permettant d’avoir parmi ses modèles des actrices et chanteuses prestigieuses telles que Joséphine Baker, Liane de Pougy ou encore Nadine, future baronne de Rothschild.

     

    L’œuvre de Jean Gabriel Domergue est d'ailleurs souvent associée à ses portraits de femmes, ces dernières sont en effet son sujet de prédilection. Il se définit lui-même comme "l'inventeur des pin-up" parisiennes. Ses femmes sont minces avec un long cou, généralement représentées en bustes, avec des couleurs vives afin de marquer une certaine désinvolture gracile. Passionné par la mode, il dessine les vêtements de l’époque dans ses œuvres et collabore avec des couturiers contemporains, notamment Paul Poiret et Henry Marque. En 1920, il participe à l’inauguration du Salon de la mode et à différents évènements au Grand Palais à Paris. 

     

    Ses compositions sont très marquées par l’influence de Degas et de Toulouse Lautrec (dont il était le petit cousin) et s’inspirent également de Cheret et de Boldini. Il est l’auteur de la première affiche du festival de Cannes en 1939. Témoignage pictural des mœurs et de la mode de la Belle Epoque, ses oeuvres mettent régulièrement en scène la vie mondaine parisienne et cannoise des élites. 

     

    A la fin de sa vie, il devient conservateur du musée Jacquemart-André à Paris de 1955 à 1962, où il organise des expositions sur la peinture de Van Gogh, Toulouse-Lautrec, ou encore Goya. A sa mort, en 1962, sa villa Fiesole située dans le quartier Californie - Pezou à Cannes sera renommée Villa Domergue et inscrite en 1990 au titre des monuments historiques. En 2000, le peintre et sa femme seront inhumés dans le mausolée de style étrusque conçu à cet effet dans le jardin de la villa par Odette Maugendre, elle-même.