FORTUNEY Louis (1875-1951) "L'élégante à la toilette"

Pastel sur papier, signé en bas à gauche

Dimensions de la toile : 59 x 47cm

Dimensions du cadre : 70 x 58 cm

Expertise commissaire priseur

FORTUNEY Louis "L'élégante à la toilette"

900,00 €Prix
  • FORTUNEY Louis (1875-1951)

    Léon Ernest Fortuné Andrieux dit Louis FORTUNEY naît à Argeliers en 1875. Elève des Beaux-Arts de Toulouse et après y avoir reçu deux premiers prix, il rejoint la capitale, alors âgé d'à peine 20 ans. Pour des raisons d'homonymie avec Louis Andrieux, il prend rapidement le pseudonyme de Louis FORTUNEY.


    A Paris, il se lie d'amitié avec de nombreux artistes prestigieux comme Toulouse Lautrec, Gervex, Sisley ou encore Renoir qui l'initient à la vie de bohème et l'aident à parfaire ses talents d'illustrateur du quotidien de la Belle Epoque. Expert dans le maniement du pastel, très à la mode à l'époque, Louis Fortuney excelle à rendre le velouté des tissus et des carnations de ses modèles. Il peint ainsi de nombreuses scènes de genre représentant des femmes dans les rues de Paris, des élégantes tout en chapeaux et rubans colorés.


    Anarchiste, il refuse de participer aux salons officiels et de signer des contrats avec des marchands d'art. "Je ne veux pas suivre ces "marches-en-tas" sous la férule d'un montreur d'ours dont le seul point commun est d'être...refusé" dit-il. Il obtient pourtant une commande de l'Etat pour réaliser d'importantes toiles destinées à décorer le Ministère de la Marine. A côté de ses oeuvres d'inspiration toute parisienne, il déploie dans ses marines, une vigueur incisive, croquée sur le vif qui contraste avec la délicatesse de ses scènes de genre et pastels d'élégantes de la Belle Epoque.


    Amoureux de la couleur et après une vie à dépeindre les élégantes parisiennes, il rejoint la côte cannoise et son ami Renoir à Cagnes-sur-mer. Inspiré largement par la mer et les lumières de la Méditerrannée, il peint avec lui les calanques du sud de la France. Il s'éteint à Cannes en 1951 dans un quasi anonymat. Ses tableaux seront donc dispersés sans jamais avoir été présentés en public et c'est grâce à l'un de ses descendants et au Docteur G. passionné d'arts graphiques, qu'il est aujourd'hui possible de redécouvrir cet Argeliesois méconnu.