GERARD Henry (1860-1925) "Venise, le Grand Canal"
Huile sur carton, signée en bas à gauche
Dimensions de la toile : 61 x 74cm
Dimensions du cadre : 67 x 80cm

Expertise commissaire priseur

GERARD Henry "Venise, le Grand Canal"

3 200,00 €Prix
  • GERARD Henri (1860-1925)

    Henri Paul GERARD naît 28 avril 1860  à Toulouse. Passionné par le dessin, il intègre l’école des Beaux-Arts et se lie d'amitié avec d'autres artistes comme Henri Martin, Paul Gervais, Henri Rachou, François Gauzi ou encore Jean Diffre. Avec eux, il décide de rejoindre Paris et travaille dans différents ateliers pour parfaire sa technique de dessin. Il est alors l’élève de Boulanger et Jules Lefebvre. De retour à Toulouse, il installe son atelier rue du Japon au Pont des Demoiselles, puis réalise avec ses amis une première exposition de ses oeuvres en 1899. Celle-ci sera d'ailleurs très appréciée des amateurs d'art de la région.


    Comme beaucoup d'artistes peintres à la fin du XIXe siècle, Henri GERARD découvre la Provence et ses couleurs. En 1901, il y fait même l'acquisition d'une propriété sur les rives de l’Etang de Berre à Martigues près de Marseille. S'investissant pleinement dans ce projet, il élabore les plans et dessins, sculpte les meubles et construit une demeure idyllique entre les pins, au milieu d’un merveilleux jardin de lauriers roses, de tamaris et de roses trémières : la Villa Khariessa, "La Gracieuse" en grec.


    En 1904, il devient sociétaire du Salon des Artistes français, mais son installation à la villa Khariessa le rapproche de ses amis mériodionaux et s'il reste sociétaire du Salon des Artistes français, il s'expose régulièrement avec eux au Salon des Artistes mériodionaux à Toulouse (1911, 1913 et 1915). En 1905, il épouse Joséphine Thérèse Bastin, une cantatrice renommée. Tous deux mènent une vie sociale intense et, comme à Toulouse où il retourne quelquefois, Henry reçoit ses amis, artistes et personnages de la bonne société, en séjour à la Villa Khariessa.


    Artiste aux multiples facettes, Henri Gerard créé tout au long de sa vie. Il s'adonne au dessin, à la peinture mais aussi à l'ébénisterie, la pyrogravure, et le repoussage sur cuir. Fortement influencé par ses amis artistes, c'est à Henri Martin que l'on doit sa période du Symbolisme, à Félix Ziem sa période orientaliste et ses vues de Venise (qui sont d'ailleurs les plus recherchées aujourd'hui encore dans les salles de vente d'Europe et des Etats-Unis). A la fin de sa vie, sa palette devient plus colorée, se rapprochant des Impressionnistes. Certaines études de pins vont même laisser percer l'influence que les Fauvistes auront sur son œuvre.


    Il s'éteint le 12 août 1925, à l'âge de 65 ans. En 1981, comme elle le lui a promis, sa fille adoptive Germaine Colomb-Bastin fait don de ses oeuvres à une petite ville de l’Isère où elle s'est installée : La Côte St André. Une quarantaine de toiles sont toujours visibles dans la salle Henry Gérard du château Louis XI.