ORANT Marthe (1874 -1953) "Bouquet de roses blanches"

Huile sur toile, signée en bas à gauche

Dimensions de la toile : 46 x 55 cm

Dimensions avec son cadre en bois doré : 67 x 74 cm

Expertise commisaire priseur

 

A noter : Cachet de l'atelier au dos du tableau

 

Artiste exposée en France à Paris, Fruges, Le Havre, Sion-les-Mines et aux Etats-Unis au Flint Institute of Arts

 

ORANT Marthe "Bouquet de roses blanches"

1 700,00 €Prix
  • ORANT Marthe (1874-1957)

    Comme la plupart des jeunes filles de bonne famille à la Belle Epoque, Marthe ORANT découvre le dessin et la peinture au couvent. Elle quittera finalement ce dernier pour rejoindre son père devenu aveugle. Ses maitres deviendront alors Marcel Baschet, Maurice Bompard et Henri Royer, pour enfin se rapprocher des Nabis et recevoir les conseils d'Édouard Vuillard et de Pierre Bonnard.
     

    Elle s'expose au Salon des Indépendants, au Salon d'Automne, et obtient une médaille d'argent en 1937 lors de l'Exposition Universelle à Paris. Ses sujets traités sont le plus souvent parisiens, jardins publics, quartiers populaires. Elle pose en effet régulièrement son chevalet sur les quais de Seine et l'on retrouve souvent aux côtés de son ami l'artiste peintre Marquet, son étrange silhouette, vêtue de noir, coiffée d'un chapeau cloche. Son oeuvre compte aussi de nombreuses natures mortes et bouquets de fleurs.
     

    Douée, appliquée, brillante, le critique d'art Gérald Schurr évoque même "une peinture qui frémit d'une émotion vigilante sous l'apparence du bonheur", la peinture est pour Marthe un véritable exutoire, un répit heureux dans une existence quotidienne qui ne l'est pas. Accablée de douleur par la mort de ses parents, ruinée financièrement par le placement de son héritage dans l'emprunt russe, d'une apparence physique semble-t-il sans grâce et qu'elle-même n'aime pas, bannissant toute photographie qui aurait permis que son visage nous soit connu, Marthe Orant n'est pas sans nous rappeler Van Gogh et ses obsessions. Entrée dans la religion de peindre jusqu'au sacerdoce, sa passion la conduisit malheureusement jusqu'à la folie. Elle intègre l'hôpital Saint Anne pour s'y éteindre en août 1957.