Paire de chaises à dossier médaillon Estampillées Georges JACOB
Structures du XVIIIème siècle, d'époque et de style Louis XVI.

Garnitures et assises modernes.
Dimensions (Hauteur/Largeur/Profondeur) : 88 x 49 x 39 cm
Expertise commissaire priseur.

 

  • Forme : Chaises à dossier en médaillon, montées sur pieds à cannelures rudentées.
  • Garniture : Crin sur sangle et garniture de couleur lin neuve.
  • Peinture : Peinture à la craie, rechampi blanc.

Paire de chaises à dossier médaillon Estampillées Georges JACOB

1 200,00 €Prix
  • JACOB Georges (1765)

    Né à Cheny en 1739, Georges est le fils d’Etienne Jacob et de Françoise Beaujan, laboureurs bourguignons. Alors âgé de 16 ans, il rejoint Paris où il intègre l'atelier de Jean-Batipte Lerouge, établi rue de Charenton, comme apprenti menuisier. Puis il devient compagnon dans l'atelier de Louis Delanois, fournisseur de Madame du Barry, la maîtresse du roi Louis XV et promoteur du style néoclassique dans le siège.

     

    En 1765, il reçoit sa maîtrise grâce à un petite siège en bois doré et fond alors son propre atelier. Deux ans après, il épouse Jeanne-Germaine Loyer issue d’une famille de maîtres brodeurs. Etabli dans ses premières années rue de Cléry, ses ateliers sont transportés en 1775 rue Meslée où se déroule la période la plus favorable de sa carrière et où sont exécutées les plus grandes commandes royales.

     

    Influencé par le style néoclassique de son maître Delanois, il est le plus célèbre et le plus créateur de tous les menuisiers en siège du XVIIIe siècle en France. Au premier rang de sa riche clientèle figure la famille royale.

     

    Car Georges est un véritable innovateur, notamment remarqué pour le soin apporté au décor des pieds et dans les bras de ses sièges. On pense notamment à ses pieds fuselés à cannelures rudentées, raccordés à la ceinture par un dé ou case, orné d’une rosace. Dans les modèles les plus luxueux, on retrouve des rubans, des guirlandes ou des feuillages et des faisceaux de flèches remplacent parfois les cannelures. Il accorde aussi une grande importance à la sculpture de ses sièges avec des frises de rubans torsadés, enjolivés de feuillages ou de perles, des feuilles d’acanthe stylisées.

     

    Parmi ses réalisations les plus connues, on peut cité des sièges de commandes comme le fameux mobilier « aux épis »  où l'on retrouve avec force de détails des fleurs, lilas, muguet, violette et rose, et des feuillages, vigne, laurier et chêne. Ces sculptures sont parfois confiées à des sculpteurs comme Jean-Baptiste Rode. Des peintres doreurs peuvent également être sollicités.

     

    Avec la Révolution, Georges JACOB comme beaucoup d'artistes se retrovuent dans une position difficile car nombreux sont ses clients qui émigrent et ne règlent pas leur dette. En 1796, il finit par faire faillite et transmet son atelier à ses deux fils, Georges Jacob Fils et François-Honoré qui créent l’entreprise Jacob Frères Rue Meslée, active sous le Directoire et le Consulat. Georges JACOB s'éteint en 1814.